dimanche 25 mars 2018

Mon premier stage de trail




Le week-end du 16 au 18 mars était réservé depuis un petit moment dans mon calendrier.
Une soirée de fin d'automne, Facebook m'avait caftée qu'une amie venait de commenter une publication de Nathalie Mauclair. La publication m'interpelle : il s'agit d'une communication à propos d'un stage de trail qui aura lieu en Loire-Atlantique en mars et si je suis autant interpellée, c'est seulement qu'il y a un bail que partir en stage trail me trottait dans le ciboulot mais qui dit trail, dit aussi dénivelé, qui dit montagne ou moyenne montagne, qui signifie donc que ce type de stage se déroule bien plus souvent loin de mon Cotentin : Auvergne, Alpes, Pyrénées, bref, beaucoup d'endroits de France où il y a moyen de se manger de bonnes côtes et de vilaines descentes (oui, je préfère grandement les côtes).
Alors forcément, quand je lis "44" dans le descriptif du stage, je ne suis pas loin d'être convaincue par ce week-end, je vérifie illico-presto mon planning, celui de mon mari et là encore, ça colle plutôt très bien dis donc.
Le coût du stage a été en grande partie financé par le département. L'organisation du stage a aussi été rendu possible grâce aux partenaires associatifs spécialistes des sports de pleine nature, Nature Sport Vioreau et le NOS section VTT et au prestataire de l'hébergement de groupe, Le Manoir de la Jahotière. Aux participantes, l'organisation demandait une participation de 130€, participation ô combien intéressante vu le descriptif du programme annoncé sur les 48 heures.
Comme j'aime bien dormir un peu sur les choses avant de m'emballer, je vais me coucher et réserverai donc ma place (il ne restait déjà plus que sept disponibilités sur trente-deux !) le lendemain matin. Les trente-deux places ont été réservées en à peine quinze jours : il faut dire que la participation de la grande Championne de trail qu'est Nathalie Mauclair aura bien entendu beaucoup motivé la troupe.

Je quitte donc mon Cotentin le vendredi en début d'après-midi pour arriver sur le site de pleine nature de la mine d'Abbaretz avant 18h30, heure de notre RDV et des premières rencontres avec les organisateurs, avec celles qui seront mes copines d'effort, de dortoir, de bonne humeur pendant ces 48 heures.
Un des premiers bonjours consistait à nous chausser, à fixer nos frontales sur le coin de la tête et partir arpenter la mine et son terril à la nuit tombée. On discute beaucoup, on apprend déjà à se connaître, je retrouve aussi ma fameuse amie Facebook évoquée plus haut, Val, passionnée de trail depuis bien plus longtemps que moi et dont j'avais eu le plaisir de faire la connaissance IRL ("In Real Life" qu'ils disent, soit, enfin en dehors des réseaux sociaux) en Auvergne l'été dernier.
C'est déjà un chouette moment que de faire ce tour nocturne, personnellement je prends un peu plus mes marques et commence à me sentir un peu plus à ma place. J'étais vraiment impressionnée lorsque je suis arrivée, participer pour la première fois à un stage de trail, ce n'est pas rien et vous comprendrez qu'on puisse se demander ce qui nous attend finalement.

Y'en a d'autres dans le fond du couloir 😂
Une partie des filles prendront leurs douches dans les vestiaires du site de la mine, les autres directement au Manoir de la Jahotière. Une fois bien propres et disposes, nous nous retrouvons autour d'un excellent dîner au restaurant du Manoir. Un restaurant dont je tiens à préciser la qualité : nos dîners, petits-déjeuners et déjeuner du dimanche midi furent succulents, le service impeccable, un endroit que je, mais aussi que toutes mes copines du week-end, saurons vous recommander chaleureusement. Un site qui plus est en pleine nature, à proximité de la forêt : ne soyez pas surpris d'avoir vue sur les biches au petit matin. A noter que Le Manoir de la Jahotière fait partie du prestigieux réseau Relais du Silence.
23h30, allez, il est (déjà !) temps d'aller se couler dans notre sac de couchage, on en aurait des trucs à se raconter encore tous ensemble mais c'est que demain matin, samedi, on commence notre journée par un test VMA (👽).

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mardi 13 février 2018

Autrui

L'autre. Son rapport à lui. Pas toujours évident à appréhender. Vivant aujourd'hui dans une société où on est plus ou moins exposé, exposé virtuellement j'entends, on aurait tendance déjà à trop se comparer à l'autre. Là où le bas blesse en premier lieu. Là où certains individus oscilleraient entre les "punaise, c'est fou ce qu'il/elle fait" en ramenant la-dite "chose trop bien" à soi, plus ou moins consciemment, et penser, plus ou moins consciemment, qu'on est loin d'arriver à la cheville de cette personne.
Comme on entend en devenant parent qu'il ne faut jamais comparer deux enfants, comparer deux adultes ne rime à rien non plus. La comparaison amène ou bien un rabaissement de soi, ou bien une envie voire sous sa forme plus perfide, une jalousie, qui fera que la relation humaine commence alors à se détériorer.
Envier l'autre, jalouser l'autre, voir ce que l'autre a, que nous n'avons pas, être témoin des jolies choses qui arrive à l'autre alors que moi-même stagne d'une certaine manière ou du moins un ressenti de ne pas vivre des trucs fou-fou.
Les réseaux sociaux ont démultiplié ces ressentis. Notamment Instagram où la publication du beau, du parfait, ont été longtemps les maîtres-mots. Une publication du parfait qui pouvait remettre en cause sa propre vie si on s'attachait de trop près à ces publications d'apparence parfaites, à se dire que "punaise, ma vie est un peu terne, non ?"
Un rapport à l'autre ambigu, dans la comparaison, dans le "je ramène à moi et j'en tire des conclusions biaisées". Un rapport à l'autre où on ne prend même plus le temps d'apprendre à connaître son prochain : sous prétexte d'avoir sa vie plus ou moins étalée sur les réseaux, ou selon ce que l'autre veut bien me montrer lorsque je le côtoie au quotidien, certains individus ne cherchent plus à communiquer, à entrer en relation avec autrui et tirent dès lors des conclusions hâtives sur l'autre personne sans avoir cherché à le connaître vraiment. "Non mais lui, je peux te dire qu'il est grave perché".

J'écris ces lignes aujourd'hui parce que je suis en quelque sorte plutôt au cœur des dérives de la relation humaine aujourd'hui. Depuis octobre, j'ai démarré une formation en alternance, une reconversion professionnelle partant d'un poste de chargée de communication à éducatrice sportive. Si dans quelques mois, je peux désormais vivre de ma passion sportive et transmettre aux autres des valeurs qui me sont chères, cette reconversion sera une réussite totale car avoir tourné la page d'une vie qui ne me correspondait plus, du moins dans mon ancienne entreprise, fut déjà une victoire, quoiqu'en aient pensé certaines personnes. Ah, tiens, vous voyez, on retrouve quelque part "les autres" ici, mais les autres avec leur côté moralisateur, juge et partie, avec leur côté que je qualifie de malveillant. Personnellement, je rencontre régulièrement des personnes dont le style de vie ne me correspondrait pas mais comme chacun est différent, que chacun voit midi à sa porte, je ne vois pas pourquoi je me permettrais de juger son style de vie. Si je vous parle de ma formation, c'est simplement parce qu'elle m'a permis depuis octobre d'être confrontée, déjà à une autre génération que la mienne : moyenne d'âge de 21 ans contre deux personnes en reconversion professionnelle de 36 et 39 ans. Mais surtout confrontée à pas mal de comportements humains que je qualifie d'assez déviants, des comportements qui sont sans cesse dans le jugement, ce genre de comportements qui fait que tu attends l'autre au tournant, que tu attends que l'autre se plante un peu pour pouvoir lui appuyer sur la tête.
Brrr, ça fait froid dans le dos, non ?
Pourquoi tant de malveillance me direz-vous ? Je cherche moi-même je vous rassure, du moins, j'essaie de comprendre ce qui peut amener une personne à prendre en grippe quasi systématiquement son semblable. Entendre trop régulièrement : "il est perché", "il va se planter" et j'en passe et des meilleures, ce n'est pas vraiment ce que je conçois de la relation humaine, et qui plus est quand des individus viennent au même endroit dans un seul et même objectif. 
Les années passant, j'ai surtout compris que la bienveillance était au cœur de cette relation humaine. Personne ne ressemble à l'autre et plutôt que de montrer du doigt les différences, je dirais qu'il est bien plus riche que de tirer partie de ces différences pour être capable de vivre ensemble.
Le vivre ensemble basé sur la bienveillance, simplement cela.
Malheureusement, malgré mon optimisme caractéristique, je note d'autant plus aujourd'hui que la bienveillance n'est pas donnée à tout le monde et qu'il n'y a même plus à comprendre pourquoi, simplement faire fi de ces autres perturbateurs ?
Autrui ou l’ambiguïté et la difficulté de vivre ensemble quelquefois malgré toutes les bonnes intentions du monde. 
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jeudi 4 janvier 2018

Eleanor


Avis de tempête et de vagues submersion sur la côte. 3 janvier 2018, la tempête Eleanor frappera le Nord-Ouest de l'Europe, les côtes de la Manche sont en alerte.
Un très fort orage nous réveille précipitamment à 5 heures du matin, la foudre n'est pas tombée loin. Le vent souffle vraiment très fort dehors, la mer monte, on entend les vagues qui ne demandent qu'à venir choquer les dunes, la tempête alliée à un fort coefficient de marée fait que la vigilance est renforcée en ce moment sur la côte ouest de la Manche.
Les photos à suivre ont été prises à Bretteville-sur-Ay en Côte des Isles à trois moments différents de la journée : à 9 heures, 11 heures puis à 16 heures.
Le spectacle est impressionnant à chaque fois, des impressions qui ont d'autant plus renforcé toutes nos émotions de la journée.
On a eu des embruns sur le visage, du sable dans les cheveux toute la journée, on a lutté contre les rafales, on a cependant écourté nos sorties, le fort vent nous abrutissant aussi quelque peu.



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