dimanche 21 juillet 2013

Ces êtres disparus mais qu'on n'oublie pas.



On a beau ne pas être croyant et n'aller jamais au cimetière, il n'empêche que les êtres disparus vivent au fond de nous.

Désolé de casser quelque peu l'ambiance, quoique je pense que c'est un sujet qui touchera tout le monde, mais cette conversation, on l'a eue ce midi au milieu d'un verre de rosé en plein cagnard.
Car, chez nous, les êtres disparus, on y pense souvent mais sans pour autant en témoigner par exemple avec une visite au cimetière.
J'ai encore des personnes dans ma famille que ça choque. C'est vrai, je ne vais jamais notamment sur la tombe de mes grands parents adorés ou d'un oncle formidable perdu l'année dernière.
Mais ces êtres chers, j'y pense très souvent, et peut être d'ailleurs plus souvent que des personnes qui iraient au cimetière ou au crématorium parce que c'est comme ça, c'est un devoir de s'y rendre et que c'est tellement un devoir selon elles qu'après, il faut bien sûr le dire (et le crier fort) que tu es allé au cimetière tel jour.

Mais chez nous, c'est différent. Pas de cimetière, jamais de fleurs, mais beaucoup de pensées. Des moments que l'on revit et qui nous font penser à eux, des nouveaux moments heureux qui nous font penser à eux ou rien que le quotidien et une pensée pour eux.

Et je me disais que c'était certainement la façon pour moi de continuer à vivre avec plus de force.
Paradoxalement.
Oui, parce que quand je vois comment continue de vivre certaines personnes après un décès, j'ai la conviction que notre façon d'appréhender les choses est la plus facile. La plus facile parce que nous, on continue de vivre. Et on ne survit pas parce que voir le bonheur des autres qui n'ont perdu personne, ça nous blesse quelque part.
C'est assez triste mais on en connait au moins une, une personne comme ça. Une personne qui pleure parce que les gens sont heureux et d'autant plus heureux parce qu'en ce moment il fait beau et que ce sont les vacances.
Hein que c'est triste ?
Mais mince alors ! Le bonheur des autres, il vaut mieux ça, non ?
Certes, tu n'es plus accompagné comme avant mais maintenant à toi d'aller de l'avant et d'être plus fort après une telle épreuve, non ?

C'est sans doute facile de dire tout cela comme ça et d'avoir aujourd'hui une telle approche parce que je n'ai pas perdu quelqu'un de beaucoup plus proche dans ma petite famille. Oui, je n'ai aucun recul là-dessus et Dieu sait que cela doit être une épreuve particulièrement abominable.

Il n'empêche que tout ce qui reste sur terre n'est pas mort et qu'il se doit d'en profiter comme il se doit.
On en profite et beaucoup d'ailleurs mais on pense toujours à ces personnes perdues et j'espère seulement que ces personnes peuvent peut-être être témoins de tout ce qu'on entreprend et qu'elles en soient fières.

C'est ça qui me fait avancer aussi. Continuer d'avancer pour que tes proches soient fiers mais aussi les personnes disparues.

Et je suis si fière d'avoir d'autres personnes qui sont de cet avis autour de moi, qui continuent de croquer la vie, si ce n'est plus.

Parce que la Vie mérite tellement d'être vécue pleinement.
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3 commentaires:

  1. C'est un très joli article, qui me touche. Probablement parce que je suis assez concernée par la perte d'un proche. Pour moi, le cimetiere, c'est plutot une balade en secret. Pour lui raconter mes histoires, me mettre un peu à l'écart de tout. Mais de façon très spontanée, & sans aucun devoir d'obligation. Mais je comprends que chacun ait sa vision. Et je pense que la tienne te convient vraiment bien & t'aide à avancer & à rester forte :)
    A tout bientôt Anne Claire

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    1. Merci Amandine pour ton gentil com. Toucher les gens, ça me fait toujours quelque chose, ce n'est jamais évident de retranscrire toutes ses émotions par écrit. Oui, à très bientôt ;-)

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  2. Se rappeler des morts, c'est en quelque sorte une belle manière de rendre hommage à la vie. Merci de nous en parler, je trouve ça normal.

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