lundi 9 juin 2014

We Own The Night Paris, I did it !

J'avais gagné mon dossard chez Anne, je me souviens très bien du moment où j'avais participé, c'était un midi, à la pause déjeuner et m'étais dit que de toute manière il n'y avait que peu de chances que je gagne.
Sauf que j'ai gagné (et qui plus est le jour de mon anniversaire) ! Alors ce samedi, je me souviens très bien comment les choses sont allées vite entre le moment où je me suis dit "mais n'est pas un peu folie que de bloquer un week-end pour se rendre sur Paris pour une course de seulement 10 km ?" et celui où j'ai finalement réservé les billets de train. (car à Paris, il y a aussi les amis et puis c'était l'occasion d'y emmener le fiston pour le récompenser de sa belle année scolaire).
Mais passons, et rentrons dans le vif du sujet et mes impressions sur cette course extraordinaire.
Extraordinaire parce qu'elle m'a offert la possibilité de :

  • Rencontrer des filles tellement gentilles et passionnées
J'allais rencontrer les filles de ma crew, la Sweetie Crew, que nous avions décidé de créer après quelques échanges sur Twitter. On a échangé beaucoup depuis mi-avril (de mémoire, je devais être la dernière inscrite) et nous avons même été jusqu'à commander chacune les mêmes tee-shirts pour être véritablement THE crew ! Olivia, Chloé, Vanessa et Julie, je vous remercie pour votre gentillesse, encore une fois, j'ai été super ravie de vous rencontrer et espère qu'on se reverra sur de nouvelles courses. Ce dont je ne doute pas, le monde du running "is a small world after all" (désolé, maintenant, vous l'aurez dans la tête).
Et puis, j'ai rencontré d'autres filles connectées tout aussi gentilles que je ne connaissais jusqu'alors uniquement de part les réseaux et j'en ai aperçu d'autres, nous n'avions malheureusement pas le temps d'interpeller tout le monde !

Retrait des dossards le samedi, premières rencontres
Motivées comme jamais avant le départ
La Sweetie Crew au complet

  • L'atmosphère pré-course, une ambiance de feu
Avant une course, il y a toujours cette atmosphère un peu particulière : tu es très heureuse d'y être enfin, tu as hâte de démarrer et en même temps, je suis pour ma part toujours super stressée et mon ventre n'arrête pas de gargouiller. Cette fois-ci, c'est surtout la veille et la nuit que ça a cogité, le matin, c'était le grand jour et finalement j'ai profité de chaque instant, entre le moment où tu prends le métro et aperçois progressivement de plus en plus de filles qui arborent le tee-shirt bleu turquoise We Own The Night crée pour l'occasion, où tu rejoins les filles de ta crew, où tu commences à être un peu hystérique, où tu rejoins ton SAS après avoir fait pipi une dernière fois. Pour les novices, un SAS, késako ? Pour la course Nike, il y avait trois SAS, c'est à dire trois emplacements sur la ligne de départ où tu te positionnes selon le temps que tu espères faire pour ces 10km. Le premier SAS, celui où les filles seraient les premières à partir, était le SAS des moins de 50 minutes, second SAS : entre 50 minutes et 1 heure, dernier SAS : plus d'une heure. La Sweetie Crew à l'unanimité avait décidé de se placer dans le premier SAS : imaginez 8000 filles sur une ligne de départ, si nous souhaitions courir comme bon nous semblait, à notre rythme dès le départ, nous allions commencer par suivre les plus rapides. Pas trop non plus, histoire de ne pas partir trop vite, l'oriflamme 45 minutes n'était pas loin devant nous, pour ma part, j'allais éviter de trop la suivre à la trace pour éviter d'abandonner à la moitié du parcours. 

Le départ avait lieu à 10 heures. Un échauffement nous a été proposé par l'équipe Nike Plus qui avait participé à toutes les sessions d'entraînements nocturnes les quatre précédentes semaines. Une ambiance au top, de la musique à fond les ballons, un échauffement que j'ai fini par ralentir pour ne pas être hors-course déjà avant le départ, la présence de C2C pour les mixages (yep ! Au top!), des gros ballons lancés dix minutes avant le départ, et puis dix heures est arrivée, c'était enfin parti ! 

  • Les 10 kilomètres
Niveau ambiance, les cinq premiers kilomètres ont manqué de flamme pour ma part, j'ai eu l'impression de courir dans un Paris endormi, les supporters n'étaient pas si nombreux et lorsqu'il y en avait, peu d'entre eux nous encourageaient. Par chance, nous suivions de près la Dubndidu Crew, très affutée et motivée : l'une d'entre elles (aux cheveux frisés) n'hésitait pas à prendre à partie les "supporters" en leur disant "allez, allez, on nous encourage!". Du coup, certains s'y mettaient enfin, les encouragements sont toujours très importants pour le mental du participant. Aux abords du cinquième kilomètre, nous passions près du SAS installé par Nike et dédié aux supporters : mon amie et mon fiston devaient s'y trouver, j'attendais ce moment avec impatience pour me redonner du souffle. Chose faite. Allez, il fallait repartir, il restait la moitié à courir et malgré la chaleur, on allait tenir et tâcher de le boucler en moins d'une heure ce 10 km ! 
Au septième kilomètre, au détour d'un virage, une église en hauteur, en haut d'une sacrée montée, une montée qui a du casser les jambes à beaucoup d'entre nous, elle était loin d'être évidente mais il fallait tenir, comme nous disaient les supporters bien plus présents et encourageants que ceux du début de parcours "allez, allez, vous avez fait le plus gros, vous allez y arriver !". Arrive la borne 8km, plus que deux ! Quand soudain, quelques 300/400 mètres après la borne, au détour d'un virage en épingle en cheveux, nous entrons dans un tunnel décoré pour l'occasion : ambiance boite de nuit, lumières colorées, fumigènes et musique à fond les ballons ! Ce tunnel a été mon gros moment émotion de la We Own The Night, je suis entrée et ai été comme happée par cette fumée, cette musique forte, j'étais franchement à deux doigts de pleurer, les nerfs devaient commencer à relâcher après pas mal de stress d'avant course et surtout peu de sommeil, j'étais portée par la musique, il restait un peu moins d'un kilomètre et demi, il fallait tout donner pour la fin.
L'effort. Le visage assez crispé...
Le dernier kilomètre ne fut pas le plus évident, il montait bien une nouvelle fois alors pour ne pas penser à la douleur, aux jambes qui commençaient à se faire un peu lourdes avec la chaleur, on regardait loin devant, là-bas ils distribuaient des ballons comme prévu, il fallait en attraper un, et puis alors je regardais sur les côtés, mes deux plus fidèles supporters devaient normalement venir me revoir ici et oui, ils étaient là, les yeux pétillants de mon fils qui s'enregistrent, hop, on ferme les yeux et on essaie de courir un peu plus vite pour le final malgré la montée, c'est encore un peu loin mais on essaie, dans le haut-parleur tu entends "c'est ça les filles, vous l'avez fait, vous êtes à moins d'une heure pour ce 10km!". C'est bien vrai ? Tu espérais 1 heure, tu es à moins ? Alors tu baisses encore plus la tête, tu veux foncer, tu fonces ces 100 dernières mètres et là tu franchis la ligne. Haletante, tu as chaud, tellement chaud que tu as du mal à retrouver ton souffle quand même, tu essaies de sourire mais tu sens que tu es encore crispée, quelques mètres plus loin t'attendent plein de jolis monsieurs en costume foncé qui t'offre une pochette contenant un bracelet bien mignon où est accrochée une jolie médaille avec cette inscription intérieure "s'accomplir, c'est se dépasser".
C'est bien vrai, hier matin, je me suis accomplie, j'ai bouclé mon parcours en moins d'une heure, aux côtés de runneuses dont je suis les performances, performances qui me paraissent toujours au-dessus des miennes.
Hier, j'étais à leurs côtés et je suis arrivée dans les premières, je suis finalement arrivée 756ème sur 8000 participantes pour un temps de 55 minutes 27 secondes.
C'est fou, l'écrire est encore un peu bizarre, j'ai encore des étoiles dans les yeux, ce petit quelque chose d'agréable dans le ventre, toutes ces choses qui font que le sentiment d'après-course est à chaque fois exceptionnel.


Cet aller/retour pour Paris en train, même si ce n'était "qu'une course de 10 kilomètres", j'ai franchement bien fait de le réserver. On ressort toujours regonflée à bloc d'une course quelque soit la distance.
Merci Nike, merci les filles pour tous vos sourires, merci à ma crew de choc, merci Anne pour tes photos et merci mon fils d'être venu supporter ta maman. 
Tous, vous me faites encore chaud au coeur, quel beau moment. D'ailleurs, c'est quand la prochaine ?
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8 commentaires:

  1. Joli récit et bravo pour ta belle performance ;)

    On a du se croiser vite fait !

    Bonne récup

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  2. C'est fou j'ai eu les mêmes sentiments que toi aux mêmes kilomètres ! La foutue église, mais aussi le tunnel de dingue ou tu te dis "je n'ai jamais vu un truc comme ça !".

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    1. Pour ma part, je pense que je m'en souviendrais longtemps de ce tunnel, c'est vraiment génial !

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  3. Félicitations ! Je n'ai pas pu la faire car je vis actuellement à l'étranger, mais à lire tous les comptes rendus des blogueuses, ça me donne franchement envie de la faire l'année prochaine !

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    1. La WOTN est sympa mais toute course l'est tout autant. J'ai regretté que le public ne soit pas un peu plus encourageant et j'ai entendu autour de moi qu'il y avait meilleure ambiance sur d'autres courses (notamment le 10km L'Equipe qui se court ce dimanche).

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  4. Félicitations a toi! C'était sympa de se croiser :D
    Bises

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    1. Merci Jessica ! Oui, on se retrouvera certainement, pour ma part, j'ai attrapé le virus de la course ;-) Des bises, à très vite

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