samedi 12 septembre 2015

Sans frontières

Ohne Grenzen - Sin fronteras - Without borders.
Français, allemand, espagnol, anglais. Quatre langues qui ont résonné dans la maison la semaine passée. Quatre langues témoins de mélanges d'idées, de personnalités, de mots d'enfants, de joies, de sujets quelquefois un peu moins joyeux. Quatre langues qui ont confirmé un peu plus qu'on aimait vivre en Europe pour ça, pour cette possibilité qui s'offre à nous de pouvoir aller où bon il nous semble, sans être obligé de planifier, de réserver, d'administrer quoi que ce soit, cette possibilité de prendre un train ou un avion un matin et se retrouver seulement quelques heures plus tard dans une contrée qu'on qualifie déjà d'exotique parce que les paysages ne ressemblent déjà plus à notre quotidien ou parce que là-bas, on n'entend plus parler français.
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jeudi 3 septembre 2015

Le Tour de Houat : un trail 100% marin

C'était samedi dernier, le samedi 29 août 2015.
Deuxième édition du Tour de Houat. Deuxième édition seulement et pourtant, il n'a pas fallu un quatrième jour pour que le quota maximum d'inscrits soit atteint. 400 coureurs maximum, 400 coureurs, pas un de plus pour préserver l'île de Houat, l'île la plus authentique et la plus préservée du Golfe du Morbihan selon les dires de nos hôtes morbihanais du week-end.
En même temps que l'inscription, il fallait aussi réserver la traversée en bateau et indiquer nos éventuels accompagnants. C'est avec ma petite famille qu'on décidait de passer 24 heures sur Houat : nous sommes arrivés dès le vendredi, un peu avant 17 heures, sous un soleil splendide.

Les jours d'avant
Le Tour de Houat, c'est un trail de 17 kilomètres 100% marin qui fait tout simplement le tour de l'île en alternant sentiers côtiers, plages, sentiers escarpés dans la roche.
Quelle préparation pour un tel trail ?
Si vous me suivez sur Instagram, vous savez déjà que je cours plutôt régulièrement, même si je ne partage pas non plus toutes mes sorties sans exception. Cependant, je vous fais partager toutes mes participations à des courses officielles et depuis début mai, ce ne sont pas les courses qui manquaient dans le Cotentin : un trail de 15 km le 1er mai, mon premier trail de 24 km le 17 mai, la Barjo (!!!) le 21 juin, le Semi-Marathon des Vikings le 28 juin et les Foulées Brettevillaises le 26 juillet.
Je mise beaucoup sur ces courses officielles, ainsi que sur les sorties longues du week-end (entre 15 et 20 kilomètres) pour ma préparation. En semaine, le temps est beaucoup plus restreint, je parviens en général à courir 8/10 kilomètres au moins une fois, deux fois lorsque tout va parfaitement dans le meilleur des mondes (ce qui est rare).
Et c'est donc dans ces conditions et avec la sortie longue zappée le week-end précédent que je débarquais sur Houat le vendredi. En posant les pieds sur l'île, direction le Fort pour nous installer, vite fait, bien fait et zou, on filait à la grande plage attenante. Histoire de se donner bonne conscience et voir si les jambes répondaient présentes, quelques exercices de cardio sur la plage et un mini-footing les pieds dans l'eau furent bienvenus pour se mettre dans l'ambiance.
Embarquement depuis Vannes

Mais vite, vite, rendons-nous directement au village et rentrons dans le vif du sujet !

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lundi 31 août 2015

L'île de Houat et le Fort d'Ental

L'île de Houat : une île située entre Belle-île en Mer et l'île d'Hoëdic, face à la Presqu'île de Quiberon.
Vendredi dernier, c'est depuis Vannes que nous avons pris un bateau et traversé le Golfe du Morbihan pendant 1h45 pour rejoindre Houat.
C'est Céline qui m'a fait connaître cette île en participant l'année dernière à la première édition du Tour de Houat et qui m'a donc donnée furieusement envie de venir faire un tour de ce côté du Morbihan : allier le tourisme (qui plus est en pleine mer) et la course à pied, il n'en fallait pas plus pour se décider. Et ce qui est certain, c'est que je ne regrette absolument pas ce lundi de début avril où je m'inscrivais pour la course en même temps de réserver notre hébergement dans le Fort de l'île.

  • L'île de Houat
Quatorze kilomètres de sentiers à parcourir à pied (ou en courant, pardi !), des sentiers à flancs de roches pour la plupart, plutôt escarpés, ce n'est pas pour rien que l'île est surnommée le "Caillou".
Des belles plages également, de sable fin et d'eau transparente et brillante avec aussi de jolis reflets turquoises.
Un charmant village de maisons blanches aux volets colorés où vivent tout de même un peu plus de deux cent Houatais à l'année. J'ai particulièrement aimé voir les enfants pédaler comme bon leur semblait dans ces petites rues piétonnières (pas de voiture sur l'île hormis une navette, la voiture du médecin ou le camion des pompiers) sans se soucier de la circulation, un vrai bonheur de laisser filer ses enfants au gré de leurs envies, de leurs jeux du moment sans se soucier de tout événement extérieur qui pourrait venir perturber ce petit monde (le bonheur disais-je...).
Des commerces également sur Houat : boulanger, hôtel, bars, restaurants, supérette, boutique souvenirs, hébergements touristiques. Et c'est au Fort qu'on passera donc la nuit lors de notre passage sur Houat.

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lundi 24 août 2015

Le camping Signol et Oléron

Alors ce n'est pas parce que c'est la semi-reprise pour certains demain qu'on va se laisser abattre ! 
D'ailleurs, il faut bien reprendre pour mieux repartir, non ? (Je sais, on l'a joué fine cette année, on repart déjà vendredi pour aller faire ça).
En attendant, on se replonge dans l'ambiance des vacances avec les photos et c'est aussi notre séjour bien agréable au Camping Signol que nous souhaitions vous partager.
Le Signol
Le camping Signol se situe à Boyardville sur l'île d'Oléron et comme lors de notre première expérience camping en plein été l'année dernière, nous garderons de très jolis souvenirs de notre séjour d'une semaine au Signol.

Le camping Signol est un camping 4 étoiles du groupe Camp'Atlantique qui regroupe 7 campings, 6 campings répartis sur la côte atlantique (2 en Vendée, 1 sur l'île de Ré, 1 sur l'île d'Oléron, 1 sur la côté landaise) et un autre en Méditerranée non loin de Perpignan.
Nous avions déjà séjourné dans un camping Camp'Atlantique il y a trois ans à Argelès. Nous nous étions retrouvés un peu là-bas par hasard à la fin du mois de septembre et même si notre séjour s'était aussi très bien passé à l'époque, nous nous étions dit que séjourner en pleine saison dans un camping du type de celui d'Argelès était plutôt exclus : imaginez des mobil-homes, les uns à la suite des autres, bien trop proches les uns des autres, une promiscuité bien trop prononcée faisant que tu avais l'impression de prendre l'apéro avec ton voisin. 
Lors de notre séjour, fin septembre, les vacanciers se faisant plus rares, nous n'avions aucunement souffert de cette promiscuité mais il est certain que venir en plein mois d'août serait autre chose.
Et puis, une vente privée en début d'année nous fait réserver le camping Signol, membre donc de Camp'Atlantique. Avouons-le : nous craignions de nous retrouver un peu trop serrés, nous craignions un peu de séjourner dans une usine à touristes (quoique je m'étais bien rencardée avant de valider notre réservation sur Trip Advisor). Il faut dire aussi que la côte atlantique en plein mois d'août, c'est un peu le périph' parisien de bon matin.
Et pourtant, quelle agréable surprise, quel séjour reposant malgré les nombreux emplacements, les nombreuses possibilités d'hébergements proposés. Le Signol est certes un GRAND camping mais ce n'est pas pour ça qu'il ne s'est pas révélé REPOSANT.

Le mobil-home
Mobil-home Access pour 4 personnes : tout le confort minimal pour deux adultes, deux enfants (ou quatre adultes sans problème), une terrasse protégée agréable, un hébergement confortable qui permet d'être bien à l'abri aussi lorsque l'île essuie de violents orages et de violentes pluies (On parle trop souvent des Parapluies de Cherbourg mais il y a longtemps qu'un gros orage m'avait tenue éveillée deux heures en pleine nuit, un gros orage qui se rapprochait beaucoup de ceux qu'on peut connaître en montagne). 
La literie était parfaite aussi (on s'était cassés le dos l'année dernière + de nombreuses autres expériences qu'on peut entendre ici et là, le confort du couchage en vacances a bien le mérite d'être souligné si celui-ci est très convenable).
Un emplacement calme. Pas de mobil-home les uns sur les autres au Signol : tous les locatifs en général respectent une certaine distance les uns par rapport aux autres, assez pour ne pas manger dans l'assiette de ton voisin ou ne pas trop participer aux négociations des enfants avec leurs parents (les enfants sont bien tous les mêmes).

Un camping arboré
C'est ce qui fait de Signol un endroit de séjour où on se sent bien : beaucoup d'ombre avec tous ces pins, de l'ombre qui permet de conserver des températures supportables lorsque le soleil oléronnais est au zénith.

L'équipe du Signol
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jeudi 20 août 2015

No et moi

Se replonger dans les bouquins, reprendre le temps en soirée d'ouvrir un livre avant de tomber dans les bras de Morphée. Ouf, c'est revenu au détriment des écrans et il est certain qu'on ne perd pas au change. Après une grosse journée remplie de "Madame", de "Maman", de kilomètres en voiture et d'autres choses qui se greffent inévitablement, rien de tel que de laisser tomber enfin les connexions virtuelles de toute part et de se plonger dans une histoire faite de mots, de phrases, qu'on assemble à notre guise. Ce moment lecture d'avant dodo reprend sa place et ce sont quelques pépites que je vous partagerai à l'occasion par ici.



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lundi 3 août 2015

Le Centre de loisirs

Crédit Photo : Page Facebook des mini-camps du centre de loisirs
Jeudi soir, il y avait la veillée au centre de loisirs des enfants. 
La veillée est un véritable moment d'échanges entre les parents, l'équipe d'animation et les enfants, un moment convivial partagé autour d'un verre et d'un grand barbecue pour se connaître un peu plus tous ensemble. L'occasion pour les enfants de présenter cette année des chorégraphies estivales et un spectacle de djembé et pour l'équipe d'animation de faire une rétrospective sur ce mois de juillet déjà écoulé.
En fin de soirée, les enfants ont la possibilité de rester sur place et de dormir sous tente. Les parents ne récupéreraient alors leurs petits bouts que le lendemain soir.
Notre grand, parti en mini-camp "Ecole de cirque", toujours par le biais du centre de loisirs, ne serait pas à cette veillée. On l'explique à sa petite sœur bien en amont, une semaine avant : "tu sais, dans une semaine, on emmènera un duvet, ton pyjama, ton doudou et tu resteras à dormir au centre sous la tente avec tes copines, ça va être bien, hein ?". Ce n'était pas gagné mais jeudi soir, elle est bien restée à dormir sous la tente. C'était loin d'être gagné mais on faisait confiance à l'équipe d'animation qu'on a toujours trouvée formidable, une équipe d'animation passionnée, dévouée, pleine d'humour et de bonne humeur.

Le centre de loisirs, il se trouve à trente kilomètres de la maison. C'est celui qui se trouve à côté du bureau. Non pas qu'il n'y ait pas de centre près de la maison, non, il y en a même deux. Mais le centre de loisirs près du bureau, il a ce truc bien spécial qui fait qu'on a préféré inscrire nos enfants dans ce centre plutôt que dans les deux autres où l’atmosphère ne nous a simplement jamais semblée couler de source.
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dimanche 19 juillet 2015

Course à pied plaisir, course à pied besoin. Une question d'auto-contrôle.

Courir, c'est bien, c'est très bien même. La course à pied, c'est un échappatoire, un moment rien qu'à soi qu'on s'accorde 2 à 3 fois par semaine en moyenne, depuis un peu plus de deux ans. Du plaisir avant tout, profiter de mettre le nez dehors, d'être dans la nature, de vider toutes les anxiétés et autres que tu peux accumuler dans le quotidien.
Le plaisir, le loisir, c'est l'étape 1 de la course à pied que tu as réussi à franchir, tu ne peines plus à courir, il est bien loin le temps où tu as d'abord couru par séances de 15 minutes pendant trois sorties, et puis 20 minutes les trois sorties d'après et ainsi de suite en arrivant à courir 45 minutes sans avoir trop de mal.

Et puis, il y a le dépassement de soi. Tu ne cours pas pour le chrono, tu cours pour le plaisir avant tout. Mais il faut bien avouer qu'à force de cargaisons d'endorphines qui sont larguées à chaque sortie, force est d'avouer que tu en redemandes toujours plus.
Tu ne cours pas pour le chrono mais tu cours quand même avec ton application dont tu détailleras les moindres informations après ta course. Tu seras surprise souvent, d'avoir couru tel rythme alors que tu étais bien fatiguée ou que tu souffrais de la chaleur (si, si, c'est pas parce que j'habite dans le Cotentin qu'il n'y aurait pas des pics de chaleur aussi) (peut-être parce que je vais aussi souvent courir à midi). Tu seras surprise des kilomètres accumulés en fin de mois. Tu seras surprise finalement de ton évolution au fil du temps.
Et puis, tu n'es pas seulement connectée à ton appli. Tu échanges aussi beaucoup avec tous tes copains runners, tu as les yeux qui brillent quand tu regardes leurs belles sorties et leurs larges sourires de satisfaction après leurs courses. Tu en as rencontré certains aussi, c'était bien et on se demande "quand est-ce qu'on se revoit ? Faut qu'on se refasse une course".
Et puis tu t'équipes encore plus, ta garde-robe running n'a pas encore atteint le niveau de ta garde-robe du quotidien mais bon, ça commence à prendre sacrément de la place tout ça. La première chose que tu as acheté d'ailleurs pour ces soldes été 2015, c'est d'abord une nouvelle paire de chaussures taillée pour un marathon. Ah, ça aussi, c'est une autre étape franchie : de se dire que toi aussi, tu pourrais la tenter cette expérience marathon : pourquoi pas ? Tu achèteras d'ailleurs ton premier magazine orienté marathon et pour les vacances, tu vas te commander ce bouquin, ou celui-là (ou les deux) parce que maintenant, le marathon, c'est dans ta tête (et qu'une fois que ça y est, te connaissant, ça m'étonnerait que ça ressorte).
Mais revenons au dépassement de soi. 
Les mois de mai et juin sont très bien pour cela : c'est la période de l'année où vous trouverez pléthore de courses officielles à plusieurs kilomètres à la ronde. Avant la fin de l'année scolaire, tout le monde répond encore présent, tout le monde est en forme, du moins au taquet (comme le sont les enfants surexcités de partir en grandes vacances) et se fixent de vrais challenges avant de partir eux aussi en vacances (qui seront nettement moins longues que les enfants mais on prend quand même volontiers). Alors tu t'inscris à ça, ça et ça, voire ça, tu refuses à contre-cœur un dossard pour les 10 km de L'Equipe à Paris le 14 juin dernier parce que tu ne peux définitivement pas tout faire mais ça te frustre un brin tout de même et tu essaies de limiter aussi tes participations pour ne pas te fatiguer de trop, mais là encore, ça te frustre un peu beaucoup.
Et puis alors, tu fais tes courses, tu enchaînes tes entraînements, tes courses officielles, tout ça pour arriver à faire ça. C'était mon challenge de ce début d'été, je suis officiellement Barjo, je suis heureuse, j'ai pris du plaisir et je pense aussi, et c'est assez nouveau de penser ça, que j'ai été capable de faire ça, de terminer un trail de ce type, un trail réputé costaud. J'en ai été capable et j'en suis fière.

Se dépasser, ne pas s'épuiser.
Je me suis donc dépassée. Je me dépasserais aussi six jours plus tard quand je bouclerais le semi-marathon des Vikings en deux heures.
Semi-marathon des Vikings 2015

Après les 27 kilomètres de la Barjo, et un dénivelé de 750 m qui est loin d'être anodin, ce n'était pas rien ce semi. J'ai eu chaud mais cette course de deux heures est finalement passée relativement vite et je n'ai pas souffert sur le moment.
Six jours après la Barjo, je domptais aussi un semi-marathon. J'ai enchaîné costaud et j'ai encore réussi.
Vlan, encore une grosse dose d'endorphines. Et encore de la fierté.



Les endorphines, c'est très bien, on est sur un petit nuage pendant quelque temps et tous les vilains côtés de la vie te coulent un peu dessus. Tu es dans ton monde de bisounours en quelque sorte.
Mais méfiance tout de même. L'épuisement n'est jamais loin, surtout quand tu enchaînes comme ça.
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