jeudi 28 mai 2015

Le mois de mai

Je ne l'ai pas vu tout de suite.
Une fois sortis de la médiathèque, avec nos livres et notre CD de comptines sous le bras, ce n'est seulement que deux ou trois jours après que je suis tombée sur cette couverture d'un des livres empruntés par fiston.
J'ai souri d'abord, réfléchi un petit peu ensuite, je l'ai montré à son papa le soir. 

Rendez-vous sur Hellocoton !

lundi 18 mai 2015

Mon premier trail de 24 km sur Les Sentiers de la Hague

Wow ! 
Que dire. 
Tellement de choses. 
Ou plutôt, tellement de choses se sont ressenties sur ce parcours trail de 24 km de la 28ème édition des Sentiers de La Hague, des choses sur lesquelles il n'est pas si facile de mettre des mots en fin de compte.

7h15 dimanche matin...
C'est la première fois que je m'attaquais à cette distance sur un trail, et que je m'attaquais à cette distance tout court d'ailleurs : ma plus longue distance à ce jour ayant été les 3 x 21.1km des semi-marathons du Val de Saire, de Barcelone et de Paris.
L'inscription pouvant se faire sur place, j'ai décidé de ma participation sur le tard, j'ai hésité (je me suis posée encore des tas de questions inutiles (et tiens, la claclaque qui remet un peu en place)) et puis il faut dire que beaucoup de choses allaient dans le sens où je serai finalement de la partie : des conditions météo annoncées parfaites, les trois jours d'avant à se reposer, la bonne idée d'avoir posé sa journée de lundi pour s'en remettre si jamais ça ne passait pas,...



Alors, go ! Fini de discutailler, on y va, un point, c'est tout ! 


Rendez-vous sur Hellocoton !

jeudi 14 mai 2015

Un Jour, du livre au film

Une petite fenêtre sur la vie. Ce serait à peu près cela pour résumer ce très beau récit de David Nicholls.
Emma et Dexter,
"Em&Dex", "Dex&Em".
Ils se rencontrent alors qu'ils viennent de terminer leurs études, lors de la remise des diplômes. 
Un 15 juillet 1988. 
Depuis ce jour, ils ne se quitteront plus. Ou du moins si, plusieurs fois. Et c'est en ça que le lecteur ou le spectateur regarde leurs vies par la petite fenêtre. 

Leurs histoires respectives seront racontées chaque 15 juillet, année après année. 
On les verra évoluer, différemment.
On les verra s'aimer, comme des amants, trop rarement (on sent pourtant tout cet amour réciproque qu'ils portent l'un à l'autre mais toujours une retenue pour de bonnes ou mauvaises raisons), comme des meilleurs amis, comme des confidents.
On les verra se détester, notamment lorsque leurs vies semblent avoir pris un chemin très différent l'une de l'autre. "Semblent" car on continue de lire en sachant intérieurement que ces deux-là se retrouveront. On l'espère en tout cas : Emma, l'alter ego de Dexter, et inversement.
C'est ce qu'on ressent tout au long du livre, encore plus dans le film de Lone Scherfig, les rôles d'Emma et Dexter étant respectivement tenus par Anne Hathaway et Jim Sturgess.

J'ai trouvé quelques longueurs au livre. Plusieurs fois, je l'avais laissé un peu plus longtemps posé sur le chevet qu'à l'habitude. Et puis le dernier tiers du roman s'est lu beaucoup plus vite, peut-être au moment où Emma remontait la pente et où Dexter redescendait illico presto de son nuage, sans doute le lecteur sent-il alors que ces deux-là vont enfin finir par se retrouver.

C'est très beau. On regarde par cette petite fenêtre, les bons moments de la vie, comme les mauvais. On sourit beaucoup avec l'humour des deux héros, on a la gorge serrée aussi.

Et puis finalement, si je n'avais qu'une phrase à retenir d'Un Jour, ce serait une phrase qu'avait prononcé Emma qui disait à peu près cela : "quoiqu'il arrive, il faudra se dire qu'on aura eu au moins cette journée".
Cette journée où Em&Dex s'étaient unis, au commencement, loin de savoir jusqu'où cette journée les emmènerait...
© Cinématon

Rendez-vous sur Hellocoton !

mercredi 6 mai 2015

Le printemps au jardin

Le printemps et surtout le mois de mai sont toujours l'occasion de prévoir une escapade avant l'été, il faut dire qu'elles sont nombreuses les personnes qui soldent leurs derniers jours de congés avant la fin du mois.
Prévoir une escapade ou pas. 
Il suffit souvent de faire quelques kilomètres depuis chez soi pour aller visiter ce petit musée ou se promener sur cette grande plage ou dans cette forêt, ces sites de proximité qu'on aurait tendance à oublier.
Et quelquefois, il suffit seulement de se promener dans son jardin et de laisser parler la nature, c'est tout, c'est aussi simple que ça (et c'est bien à cette période de l'année qu'il est le plus joli le jardin).
Alors, le week-end approchant, si vous n'avez encore rien prévu de particulier, dites-vous qu'il y a toujours quelque chose près de chez vous ;-)
D'ores-et-déjà bon week-end et bonne(s) balade(s) ! 

Rendez-vous sur Hellocoton !

dimanche 3 mai 2015

Le Marais Poitevin, ce coin de sérénité

Alors oui, le titre peut paraître contradictoire surtout lorsqu'on débarque à Coulon, ce village transformé en place bondée touristique en haute-saison, Coulon qui est l'un des points majeurs nous permettant de partir à la découverte de la Venise Verte.

Le Marais Poitevin est redevenu Parc Naturel Régional l'année dernière récompensant ainsi le travail de protection et d'entretien des acteurs du milieu.

En arrivant sur Coulon, une fois la voiture garée sur l'un des nombreux parkings, nous nous dirigeons vers le centre névralgique de la commune, le long d'une des rives du marais, aux abords de la Maison du Marais Poitevin qui est un des lieux les plus fréquentés du département des Deux-Sèvres avec un peu plus de 30 000 visiteurs par an. Si vous souhaitez en connaître davantage sur le marais avant d'embarquer, c'est bien là-bas que vous pouvez vous rendre. De notre côté, nous sommes seulement entrés pour récupérer une carte du site puis direction l'embarcadère où notre guide batelier nous attendait pour 1h30 de promenade.

Au départ, on s'était dit qu'on louerait une "barque" sans guide. Et puis en discutant avec Sandrine, celle-ci nous a vivement conseillé de découvrir le marais avec un guide. Certes, c'est un budget : 48€ pour deux adultes avec un enfant de plus de 5 ans (gratuit pour les moins de 5 ans) mais on n'a finalement pas regretté une minute : nous avons découvert des coins du marais sur lesquels nous n'aurions pas osé nous aventurer, le guide a su répondre à nos nombreuses questions et il a manié la barque comme un chef, chose pas forcément aisée dans ce marais où beaucoup de barques naviguent et de façon pas toujours conventionnelle pour les touristes qui décident de ramer par eux-mêmes.

Petit lexique rectificatif ! 
Dans le marais, on ne parle pas de "barque" mais on dira plutôt batai ou plate.
De même, parler de "rame" n'est pas très précis, préférer pelle ou perche (ou pigouille qui est encore plus précis, la pigouille étant une longue perche en bois typique du marais munie d'un embout métallique fourchu fixé à son extrémité).

Et après avoir remis les pendules à l'heure lexicalement parlant, partons dans les méandres du marais poitevin depuis l'embarcadère de Coulon : 

Rendez-vous sur Hellocoton !

mardi 21 avril 2015

4 ans

Tu es née ce premier jour du signe du Taureau, à 4h37.
Ton papa voulait que tu sois Taureau, pas un Bélier comme ta maman. Ta maman a déjà un sacré caractère, alors deux sacrés caractères dans la maison, on évitera.
Tu as certainement entendu tout ce qu'on blaguait à ce propos lorsque tu étais dans le ventre alors tu es née Taureau ET tu as un sacré caractère. 
De toute manière, tous les deux, on ne croit pas trop aux signes astrologiques, on sait surtout que les chiens ne font pas des chats.

Tu as du caractère et ce n'est pas toujours facile. 
Tu vis à 200% et cette première année de maternelle, tu as certainement pris beaucoup d'assurance avec l'école et tu tentes toujours plus de savoir où sont les limites. 
Et ça fait partie de l'éducation finalement, de poser les limites pour son enfant. 
C'est seulement que ton grand frère n'a jamais éprouvé le besoin de tester autant son papa et sa maman. 
Mais un enfant ne fait pas l'autre, et surtout, on ne compare pas un enfant à l'autre. 
Tous les jours, on apprend avec ton papa, on apprend à te faire grandir.

On n'aime pas trop lorsque tu commences par crier le matin parce que tu ne veux pas t'habiller tout de suite.
On n'aime pas trop lorsque tu en as sans arrêt après ton frère ou que tu ne veux pas qu'il touche à tes affaires. "Nan, c'est à moiiiiiiiiii, c'est pas à toiiiiiiiiiiiiii".
On n'aime pas trop lorsqu'on part en promenade mais que cinq minutes plus tard, tu t'arrêtes, tu boudes et puis tu pleures parce que tu veux plus avancer, tu en as déjà assez (Merci papa de promener 19 kilos sur les épaules pour qu'on continue malgré tout de se promener).
On n'aime pas trop lorsque tu débarques le dimanche dans notre chambre à 7h10.
On n'aime pas trop t'entendre encore crier parce qu'il faut prendre la douche.

Mais il y a tout de même beaucoup de choses qu'on aime, toutes ces choses qui font que l'éducation, c'est difficile mais très beau aussi. 

J'ai aimé t'avoir vu évoluer cette année avec l'école et ton langage toujours plus diversifié. Ce n'était pas gagné, de ce point de vue, tu avais voulu prendre ton temps.
J'aime t'entendre chanter sur les CD de la médiathèque, sur des chansons que je ne connaissais pas encore mais que toi tu connais et que tu chantes avec tant de concentration et de précision.
J'aime te voir jouer à la poupée de plus en plus. Tu t'en fichais jusque là mais quelle autre chose plus mignonne que de te voir faire le lit de ta dame Pinipon avec les coussins et le plaid du canapé.
J'ai aimé entendre "Babie" longtemps plutôt que "Barbie" au début de l'année scolaire.
J'ai aimé te récupérer ce vendredi après-midi à l'école lors du carnaval, tu avais ce costume Spiderman qui appartenait à ton frère, toutes les autres petites filles étaient en princesse mais toi, tu avais les gros pectoraux de Spiderman, ça t'allait bien et j'ai souri beaucoup.
J'aime tes yeux pétillants de petite fille lorsque tu  me regardes en train de me mettre de la crème ou du mascara dans la salle de bains.
J'aime quand tu arrives près de moi pour me prendre la main et continuer de marcher ainsi main dans la main avec ce sentiment d'être si heureuse là, tout de suite, maintenant avec ta main de petite fille tellement chaleureuse dans la mienne.
J'aime quand tu me dis, depuis quelques semaines, ces "T'es belle maman" sortis de nulle-part.
On pensera ce qu'on voudra de Dora mais j'aime t'entendre lui répondre comme si elle était en face de toi pour de vrai et j'ai aimé t'entendre dire très fort chez le pharmacien de garde il y a deux semaines, alors qu'il y avait 8 personnes derrière nous, qu'est ce que j'ai aimé lorsque tu n'arrêtais de crier devant le livre du pharmacien "Chipeur, arrête de chiper !". J'avais envie d'éclater de rire, tu n'étais pas bien, tu avais une grosse conjonctivite mais tu criais quand même après Chipeur. Et ça faisait du bien de relâcher un peu.
J'aime t'entendre dire, souvent, après qu'on ait fait une activité : "c'était bien !"
J'aime lire le vendredi soir que tu as encore gardé cette semaine tous tes soleils à l'école.
Je voudrais encore un peu plus longtemps entendre les mots "vasses" et "pêsses" plutôt que ceux des plus grands.

Il y a des choses qu'on aime pas mais finalement, il y a plus de choses qu'on aime. 
On t'aime simplement toi, comme tu es et tu vas voir, ce soir aussi tu diras "c'était bien !"
♥ Joyeux anniversaire Choupinette ♥
Rendez-vous sur Hellocoton !

mercredi 15 avril 2015

ECLA(t)S de vie

ECLAS. ECLAS est une association dont je n'avais jamais entendu parler jusqu'à l'été dernier, cet été 2014 où des amis très proches ont été touchés par ce qui peut arriver de pire pour des parents.

Début juillet est né Louis. Louis n'a pas pu rester dans sa maternité de proximité, il a été transféré tout de suite vers une clinique plus importante car Louis ne pouvait pas respirer naturellement.
S'en sont ensuivis de longs moments d'attente, de doutes, de questionnements, pour tâcher de savoir pourquoi Louis ne pouvait pas respirer par lui-même.
Le voile s'est levé quinze jours plus tard : Louis était atteint d'une maladie génétique dégénérative : l'amyotrophie spinale de type 1.
Et c'est de cette maladie que succombera Louis trois semaines plus tard.

Une épreuve bien trop lourde pour des nouveaux parents, on se sent concerné, on se projette forcément.
Bien sûr, plus de sept mois après, les blessures provoquées par cette épreuve ne sont pas pansées et elles ne le seront jamais. Mais malgré tout ça, la vie continue, il faut rester fort pour le grand frère qui est là, très présent, pour le conjoint, pour la famille et pour lui, Louis, qui aurait voulu que sa famille continue de vivre heureux.
Dans cette épreuve, il y a aussi les autres autour qui sont importants. Je pense aux amis certainement, à la famille mais aussi à d'autres personnes qui ont été touchés par la même épreuve et avec lesquels il est bon d'échanger aussi de temps en temps parce que ces personnes comprennent tellement plus.

Et dans ces personnes, il y a Laure, Laure Lemonnyer qui a crée l'association ECLAS, ensemble contre l'amyotrophie spinale. Un joli portrait lui avait été consacré ici
L'association regroupe des membres qui ont connu ce qu'il y a de pire. Mais pas que. L'association approche aussi de plus en plus de nouvelles personnes afin de faire connaître la maladie.

Aujourd'hui, 15 avril 2015, ECLAS lance une grande campagne de communication (via les réseaux sociaux Facebook, Twitter et Instagram notamment) afin qu'ECLAS soit connu du grand public, qu'il est la curiosité de se connecter sur le site internet afin d'en savoir un peu plus sur cette belle association.
La campagne consiste simplement à préparer :

  • soit une photo de soi avec ECLAS écrit sur sa main
  • soit une photo d'ECLAS écrit sur une feuille de papier ou tout autre support et dans n'importe quel environnement.
Puis de publier cette photo sur un des réseaux cités ci-dessus avec ce texte : 

"Un sourire, un selfie : tous ensemble avec ECLAS !"

et/ou tout simplement leur site internet : www.eclas.fr

Pour Louis, 
Pour ceux qui se battent aujourd'hui pour vivre,
Et pour tous les autres anges.
Pour toujours ♥
Rendez-vous sur Hellocoton !