lundi 7 janvier 2013

Éduquer son enfant, ce parcours de tous les instants.

Hier soir, encore plus que toutes ces fois où une maman ou un papa se remettent en question quant à l'éducation de ses enfants, hier soir, plus que ces autres fois, je me suis sentie vidée et impuissante.
Oui, forcément, c'était déjà un peu arrivé avant : le stress du boulot, un quotidien à 100 à l'heure, la fatigue qui s'accumule, on ne peut pas toujours être au top et on en est bien conscient.
Mais hier soir, je n'ai pas compris. Pas compris pourquoi notre fils de 5 ans ne cesse de pleurer et de hurler lorsqu'on lui demande simplement de mettre son pyjama ou de venir prendre la douche.
Il pleure parce qu'il préférerait mettre son pyjama dans le salon ou prendre un bain plutôt qu'une douche. Il pleure parce que j'ai le sentiment qu'il voudra de toute manière aller contre ce que diront ses parents.
Et cette opposition, je la vis un peu mal tout de même.
Ce doit certainement être un passage obligé dans la vie d'un enfant, du moins je l'espère.
Mais avec une maman bien trop perfectionniste, effectivement, à la longue, ça peut devenir assez difficile à vivre.
Se remettre en question, je le fais sûrement bien trop souvent. Toujours à se demander de quelle manière, nous pourrions être encore plus heureux.
Alors, hier soir, m'est revenue l'idée qu'il manquait peut-être quelque chose à mon fils. Je me suis demandé où ça ne collait pas. Et ce matin, avant de le réveiller, je le regardais dormir et j'ai pensé à ces parents à qui les enfants échappent et me suis dis que cela devait être particulièrement horrible de se réveiller un matin et de voir son petit garçon devenu un ado délinquant en marge de la société.
Oui, je me pose trop de questions.
Un enfant de 5 ans qui s'oppose, c'est sans doute très normal mais n'empêche que tu te sens tout de même désarmée lorsque tu ne détiens plus les rennes du schmilblick.
L'éducation n'est pas une mince affaire et tout ne roule pas nécessairement comme sur des roulettes.
Comme la vie n'est pas un long fleuve tranquille, éduquer son enfant est un travail de longue haleine qui implique qu'il y ait des embûches sur le parcours.
Il faut seulement accepter que certaines choses puissent nous échapper totalement sans pour autant perdre le contrôle de la situation.
C'est seulement cette limite qu'il faudra savoir appréhender pour ne pas voir les choses déborder.
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8 commentaires:

  1. je n'y suis pas encore car mon bébé n'a que 8 mois mais j'appréhende déjà ! pourtant je pense que c'est normal, ils ont besoin de s'exprimer, pleurer, nous tester. parfois ils sont parfait et parfois ils sont diabolique, et ça malheureusement je crois qu'on ne peut pas y échapper ! Bon courage pour ces moments <3

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    1. Merci ! Ces petits chenapans, ils ne sont pas toujours tendres avec nos petits coeurs sensibles de mamans !

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  2. Je pense qu'on doit essayer de faire de notre mieux sans se mettre trop la pression, en se disant qu'il y a forcément des choses qui nous échapperons à un moment donné, comme ça a du être le cas pour nos propres parents. Est-ce que cela a fait de nous des délinquants pour autant ? Non :) Pour moi c'est le genre de comportement qui arrive seulement quand les parents démissionnent de leur rôle de parents, ce qui est bien loin d'être le cas pour vous...

    Sans oublier qu'en fonction de notre degré de stress et de fatigue on est plus ou moins apte à gérer une situation de crise. Je perds très vite patience quand je suis fatiguée, le ton peut monter très vite et dans ce cas je ne suis jamais fière de moi, mais on est avant tout humain !

    Je pense qu'à partir du moment où tu te poses toutes ces questions c'est que tu es une bonne maman ! Rassurée ?

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    1. Oui... Et on me disait aussi très justement sur twitter que le principal était aussi que nos bouts de choux nous respectent nous et les autres. Et ce n'est pas faux !

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  3. Ma fille a presque 7 ans et fait encore parfois des colères pour un pyjama à ramasser ou autre détail. Je mets ça sur le compte de la fatigue ou d'une journée qui a pu la contrarier, et j'essaye de l'accompagner dans cette émotion, de l'aider à s' apaiser, ce qui n'est pas toujours facile. Mais une colère enfantine n'est ni un échec maternel ni un risque de futur délinquance, c'est une émotion avant tout, et si on l'accepte comme tel ça aide à y faire face, en tous cas c'est mon avis.

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    1. Oui, il va bien falloir l'accepter un peu plus pour éviter d'être dans la lutte permanente.

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  4. J'ai un petit garçon de cinq ans également et je le retrouve dans la description de ton fils. Il commence à s'opposer, à tout remettre en question, le bain et la douche pareil, on doit lui demander 10 fois de venir mettre son pyjama et il a toujours quelque chose de mieux à faire.
    Ce qui va souvent à l'encontre de nos attentes: nous on a bossé toute la journée, on voit l'heure qui tourne, la fatigue le lendemain pour l'école car il se sera couché trop tard, les choses pratiques et fonctionnelles.
    Eux ils voient cette envie de jouer, de découvrir sans se soucier du reste. Puis ils se sentent "grands" à présent et ils nous le font savoir;)
    Bref c'est une phase obligée apparemment.
    Et le pire, ma fille va avoir 13 ans si tu vois ce que je veux dire ;)
    A bientot

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  5. Phase obligée qui n'est pas toujours facile à assumer effectivement. Et pour ta fille, on en reparlera dans 11 ans quand j'y serai à mon tour ;-) (OMG)
    Au plaisir de te lire, à bientôt !

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