jeudi 10 octobre 2013

"Barcelona para siempre". Oui, mais...

Crédit Photo : mi Querida
Je vous avais laissé à Barcelone en famille dans un dernier billet .
Cette fois-ci je vous parlerai de Barcelone lorsque j'y suis retournée seule quelques jours après cette journée en famille.
Seule dans Barcelone une journée entière. J'en avais vraiment envie, je voulais me retrouver dans cette ville que j'aime tellement, toute seule et profiter de ses rues, de sa vie joyeuse, de ses habitants souriants, de ses sites magiques (et de ses boutiques aussi, un peu, forcément).
J'ai pris le train qui longe la Méditerranée au petit matin pour arriver à 10 heures en plein Barcelone, à Passeig de Gracia.
Dix ans après, les longs couloirs interminables de cette station m'ont déjà rappelés bien des souvenirs : avec ma coloc de l'époque et amie désormais, on détestait un peu perdre notre temps à déambuler sous terre dans ces couloirs alors que Barcelone a tant à offrir à l'extérieur. Des mois d'expériences nous auront appris à connaître où il fallait véritablement sortir pour marcher finalement au grand air et plus jamais dans ces fichus couloirs.

Cette journée en solo, ce sont tous ces souvenirs qui me sont revenus. A force de marcher, de lever le nez en l'air, d'admirer de jolies vitrines, de revoir ces endroits particuliers, ces lieux de rendez-vous, ces sites culturels, ces bars, ces restaurants, cette plage, promenade du dimanche d'il y a 10 ans, ce cinéma dans Gracia, ce sont tant de flashbacks qui ont défilé au fur et à mesure en moi.

Une journée pleine de sensibilité.

J'étais seule mais il est certain que s'il avait fallu que je parle à un moment parce que j'aurais rencontré telle ou telle connaissance, je crois que j'aurais éclaté en sanglots.

C'est tellement fort. Tellement fort le vécu là-bas et du bon vécu il va sans dire. Du positif, beaucoup du positif retiré qui a fait que depuis dix ans, Barcelone, j'y suis retournée bien des fois.

J'y suis retournée avec mon Chéri, on y est retourné avec notre premier enfant qui avait tout juste dix-huit mois, on y est aussi retourné avec les Amis dont cette extraordinaire coloc' qui est bien plus que ça aujourd'hui ou on y est aussi retourné l'été dernier avec la petite dernière.


Et à chaque fois, ces sensations de bien-être, de chaleur, d'être à sa place, revenir dix ans plus tard mais quelque part, ma Barcelone, elle n'a pas beaucoup changé et ça fait plaisir.

Tu n'as pas beaucoup changée mais dix ans ont bel et bien passé.
J'avais le cœur gros lorsque je suis repartie le soir, quand j'ai repris ce train. 
J'avais le cœur gros mais j'étais heureuse d'avoir passé encore une si belle journée avec toi.

J'ai retrouvé ma famille, c'était bien, on s'est raconté nos journées.

Et puis cinq jours après, on est repassé près de toi. On repartait pour la France, on est passé sur ton périph nord, sur la "Ronda de Dalt". Et j'ai relu tous ces noms familiers, si familiers puisqu'on passait à proximité de mon ancien appart. J'ai lu "Mundet" où il y avait notre club de sport DIR, on a souffert certes avec ma "Querida de siempre" mais qu'est ce qu'on a pu rire aussi. J'ai lu "Canyelles", "Canyelles ! Fiiiin de la linea" disait la voix du métro : terminus de la ligne, c'est là qu'on descendait et qu'on rejoignait notre appart si chaleureux. J'ai lu aussi plein d'autres pancartes et là, je ne m'y attendais pas vraiment mais des larmes ont coulé. Je m'étais pourtant jurée que je ne pleurerais pas. Mais c'était bien plus fort que tout. Ces noms si familiers qui défilaient et toi que je laissais derrière.

C'est peut-être bête et pourtant. Tu m'as apporté tellement, je n'oublierai jamais.
Je suis heureuse de te faire découvrir à mes enfants. Et j'aimerais te faire découvrir à d'autres amis, à ma famille. Parce que tu en vaut tellement la peine.

Alors, certes, je pleure quand tu es près de moi mais aujourd'hui et tous ces jours où je suis loin, je ne pleure plus. Car j'ai appris aussi qu'il fallait retirer le meilleur et le positif du vécu, qu'il ne fallait pas rester derrière et regarder trop souvent vers le passé.
Aller de l'avant et regarder vers l'avenir.
Je vais vers l'avenir.
Il sera avec toi ou sans.
Mais si cet avenir est sans toi, ces moments passés résonneront en moi comme jamais et quelque part, c'est bien là ta plus belle victoire.
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3 commentaires:

  1. Quel bel article!
    Je ressens le même envers Madrid...♥
    Des bisous!

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  2. L'expatriation est une expérience unique... Ce n'est pas compréhensible pour une personne qui n'a pas connu cette sensation de liberté et de découverte que l'on ressent en apprenant à connaître un autre pays que le sien. Un très beau billet!

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  3. J'ai passé cette année là des vacances inoubliables ! Et merci encore de m'avoir fait découvrir Barcelone...
    Emilie

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