mardi 11 mars 2014

Cet aller simple

Cet aller simple parut fou pour certains, beau pour d'autres.
Cet aller simple fut réservé début janvier, juste après être revenue quelques jours au pays, t'avoir revu et puis repartir. J'avais décidé après t'avoir revu que je reviendrai, plutôt vite : j'ai donc réservé cet aller simple, écoutant beaucoup mon cœur, et je me souviens alors des yeux que m'avait tourné un coloc, l'air de dire que je faisais une erreur.
« Erreur », « impasse » ou encore « relation pas vraiment normale » sont tous ces mots et expressions que nous avons pu rencontrer au départ. « Rencontrer », j'insiste sur ce mot car jamais, on a eu l'impression d' « affronter » quoique ce soit alors que beaucoup pensaient et pensent peut-être encore le contraire.
Cet aller simple m'amenait vers une vie très différente. Passer de l'auberge espagnole à une vie de couple responsable, c'est certain, je faisais le grand écart.
Cet aller simple me faisait quitter une grande ville dont je suis tombée amoureuse pour revenir vers une petite ville de province un peu trop tranquille mais ayant aussi son lot de beaux souvenirs qui ne s'oublient pas de sitôt et qui font qu'on se sent bien dans ce bout du monde.
Cet aller simple ne fut pas un long fleuve tranquille, il fut chaotique au départ, on a appris à se connaître, à changer chacun ses repères, à trouver notre équilibre.
Cet aller simple nous a rendu riches : riches d'émotions, riches de moments vécus, riches d'une nouvelle famille, riches de nouveaux amis.
Cet aller simple nous a aussi fait perdre des amis. Un mal pour un bien, parce qu'on s'est aperçus que ce n'était finalement pas des amis, ces personnes qui sont passées à côté de notre prétendue différence.
Cet aller simple, c'était le 12 mars 2004, c'était il y a dix ans. Écrit sur le papier, dix ans, ça remue toujours un peu, c'est long dix ans, mais c'est surtout court dix ans, dix ans pour tout ça, mais dix ans alors qu'il nous reste encore tant de choses à faire.
Cet aller simple, c'est le premier jour du reste de notre vie : à ce 12 mars 2004 répondront trois autres dates ancrées pour toujours : la naissance de notre premier, la naissance de notre deuxième et puis cette date qu'on a choisi bien après pour ne plus faire qu'un tous les quatre, n'avoir qu'un seul nom pour notre petite famille.
Cet aller simple, c'est notre sésame qui nous a emmenés dans tellement d'endroits, loin ou moins loin.
Cet aller simple, c'est certainement la meilleure décision que j'ai prise dans ma vie lorsque j'achetais ce matin de janvier, cet aller simple pour revenir vers toi.
Cet aller simple, c'est notre symbole, symbole d'une relation peut-être particulière parce qu'avoir de la différence d'âge est de prime abord particulier. Sauf que nous n'étions finalement pas si différents que ça.
Et si on reprenait un aller simple tous les quatre pour revivre les dix prochaines années comme nous venons de les vivre ?
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dimanche 9 mars 2014

Bourgeons de printemps

L'été et son lot de cafés et d'apéros en terrasse, les virées à la plage, la garde-robe allégée, en font pour beaucoup leur saison préférée.
Mais un week-end exceptionnel comme celui que nous passons, pourrait aussi en faire changer d'avis beaucoup sur la question. 
Le plaisir de retourner dehors, d'y rester plus longtemps qu'à l'accoutumée pour tout un tas de bonnes raisons et aussi parce que les bourgeons et fleurs qui renaissent embaument l'air d'une odeur si agréable, si douce qu'on oserait presque planter une tente sur le gazon et dormir parmi cette nature toute neuve.
Rien de tel pour redémarrer une nouvelle semaine : je vous souhaite un bon début de semaine et vous donne rendez-vous mercredi pour un billet plus particulier, plus personnel...
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jeudi 27 février 2014

Les mamies


Il y a une mamie chien et une mamie chat.
Les enfants ont cette faculté de synthétiser et de résumer simplement les choses. Bien sûr, c'est si simple, une mamie chien pour une mamie ayant une chienne pour lui tenir compagnie et une mamie chat pour l'autre mamie qui a cinq chats (oui, c'est un peu beaucoup).
Les mamies, elles te font les gros yeux rarement, les mamies, c'est cool, tu peux faire plein de trucs pour lesquels maman et papa ne seraient pas trop contents.
Les mamies, elles sont toujours souriantes. C'est seulement que leur visage s'éclaire dès qu'elles voient deux petites trognes qui débarquent dans le salon. Et souvent plus rien d'autre n'existe.
Chez Mamie chien, on joue au casino : notre mamie, elle a une vraie machine à sous comme dans les casinos, et autant on adore par dessus tout jouer à la tablette mais jouer avec les pièces, c'est trop marrant quand même.
Chez Mamie chat, on va nourrir une autre chatte chez une voisine qui retourne souvent sur Paris. Mais la chatte, elle est bien à la campagne alors on lui rend visite et on lui donne à manger.
Mamie chien, elle va toujours nous donner des bonbons, du chocolat ou des gâteaux pour ramener à la maison.
Mamie chat, elle nous donne des yaourts rigolos avec des billes chocolat ou biscuits à plonger dans le yaourt ou bien des vrais œufs de ferme pour faire des œufs mouillette de champions à la maison.
Mamie chien est complice avec le grand lorsqu'ils se mettent à faire des mots croisés ensemble. Mamie chien, elle peut être très surprise lorsque la petite dernière arrive trop soudainement sur elle pour lui faire un gros câlin.
Mamie chat dégote toujours des nouveaux jouets lorsqu'on revient en vacances et on choisit toujours nos desserts chez Mamie chat : presque toujours, on choisit des crèmes chocolat.

Une relation privilégiée avec une mamie c'est tellement beau. Ça avait déjà été évoqué ici.
Une relation privilégiée avec une mamie, c'est la garantie de conserver à vie de merveilleux souvenirs d'enfance.
Plus grand puis lorsque soi-même, on deviendra parent, ces souvenirs n'en seront qu'encore plus beaux. 
Il y a quinze jours, nous avons fêté l'anniversaire de Mamie chien. Cette photo est pour moi l'une des plus belles de ce jour : 90 ans séparent la mamie et sa petite fille. Oui, 90 ans. Cet écart, je l'avais réalisé lorsque j'étais enceinte et ça m'est revenu en les voyant toutes les deux lors cette belle journée.
C'est simple, c'est pur, c'est beau. Simplement.
Comme une relation privilégiée avec sa mamie.
Alors dimanche, on ne risque pas de les oublier les mamies.
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lundi 24 février 2014

La marinière Breizh Angel

A l'automne dernier, j'ai eu la chance de remporter un joli lot que Florence mettait en jeu sur son sympathique blog Lady Breizh. J'ai dû la remercier plusieurs fois car cette marinière n'est pas une simple marinière : on a toutes au moins une marinière dans notre garde-robe je crois mais pas toutes une marinière Breizh Angel.

Breizh Angel est une ligne de vêtements d'inspiration marine made in Breizh ayant une touche un peu rock qui change tout.

J'avais promis à Lady Breizh que je lui enverrai quelques photos de cette marinière portée, les voici Florence ! 

Photos prises le 29 décembre dernier à Omonville-La-Rogue : vous noterez que je n'avais pas de manteau, et bien soyez garantis que c'était supportable, le soleil était présent, il faisait bon alors que la journée précédente était plutôt très froide. Tous les Haguais disent souvent : "en une seule journée, La Hague peut connaître les quatre saisons". Phrase, ô combien de fois vérifiée.
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dimanche 16 février 2014

Omonville-La-Rogue. Parce que c'est simplement beau.

Oui, Omonville-La-Rogue est un autre village très beau du Cotentin et si ce n'est que mon bureau était situé un peu loin de ce village de la Hague et que l'immobilier y est aussi plus cher que la campagne et le bocage intérieur manchois, nous aurions certainement élu domicile ici.

Omonville-La-Rogue est caractérisé par son petit port où il y a toujours du monde en train de se promener, une promenade digestive juste après avoir déjeuner dans l'un de ses deux restaurants en front de mer, ou bien juste se promener pour le plaisir, le plaisir de sentir les embruns et d'admirer les paysages alentours et notamment le sentier des douaniers côté côte escarpée ou bien côté littoral. Il y a aussi des personnes qui seront là pour venir commander ou acheter des crustacés et poissons en direct du pêcheur (le homaaaaard du Cotentin!).

Ce 28 décembre, nous étions venus tous les deux avec le fiston prendre un bon bol d'air : il y avait du vent, il faisait plutôt très froid et il y avait de l'orage dans l'air. Mais la magie de la Hague réside en ce fait qu'en regardant d'un côté où il fait noir et sombre, l'autre côté peut se révéler complètement à l'opposé. Ce 28 décembre, en regardant nord-ouest, l'orage passait, au sud et sud-est, le soleil transperçait les nuages. C'est ce mélange des éléments qui caractérise La Hague, qui fait son charme et fait qu'on s'y sente bien.






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dimanche 9 février 2014

Puestas de sol

Les couchers de soleil. J'adore les observer, seulement les observer, et puis les prendre en photos aussi, que ce soit à la mer ou sur le marais ou presque n'importe où du moment qu'on parvient à trouver un endroit un peu calme où l'on puisse profiter de ce spectacle.

Les couchers de soleil sur la plage du Portillo en République Dominicaine valaient aussi leur pesant d'or.
On partait de l'hôtel, on notait notre numéro de chambre à la sécurité (chaque sortie du complexe vaut signature : au cas où il arriverait quelque chose, nous étions consentants), et on marchait jusqu'à la pointe, véritable spot pour les kite-surfeurs et de la pointe on observait le soleil partir derrière les palmiers.
Pour l'anecdote, nous n'avons jamais réussi à arriver à la pointe au moment approprié avant que le soleil ne se retire complètement. La première fois, nous sommes arrivés trop tard mais c'est sans doute là que j'ai préféré le paysage avec ces nuances rose et orangé dans l'atmosphère.


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dimanche 2 février 2014

Embarquement immédiat pour la République Dominicaine

Embarquement immédiat mais pas si immédiat en fin de compte, c'est tout de même un sacré périple où tes jambes seront un peu menées à dure épreuve après plusieurs heures d'avion.
On faisait un stop à Port-au-Prince, Haïti. Des passagers descendaient et d'autres remonteraient, d'autres qui iraient simplement à Saint-Domingue voisin, ou bien qui rentreraient pour la plupart sur Paris.
Ce stop a duré assez longtemps. Le personnel de bord ne pouvait se prononcer sur la durée car ils ne peuvent prévoir le comportement des passagers. Et notamment : seraient-ils disciplinés ou non pendant le comptage ? Oui, le comptage, ça m'a fait quand même rire, cette idée qu'on était en fait des numéros, mais il fallait bien retrouver le même nombre de personnes à destination de Saint-Domingue entre notre départ de Paris et notre redécollage depuis Port-au-Prince (au cas où un petit malin aurait voulu aller se dégourdir les jambes sur le tarmac à côté d'un avion militaire des UN Nations. Si, si!). Sauf que c'était sans compter sur ce compatriote là, en tee-shirt rose, qui malgré le fait de lui répéter qu'il fallait qu'il reste à sa place parce que le personnel de bord procédait au comptage, ben non, le tee-shirt rose se baladait dans l'avion. Super. Alors, tous les autres passagers se rassuraient et parlaient les uns aux autres à propos de cet énergumène. Oui, il y a toujours ce genre d'énergumène qui font perdre du temps à tous. Et notamment au vol. Trois quarts d'heure de retard au décollage + trois quarts d'heure supplémentaires à Haïti, nous arrivions sur le sol dominicain 13 heures plus tard. Oui, quand je vous dis que les jambes douillent. Mais c'est pas grave, on avait déjà le sourire en allant récupérer nos bagages, les gens semblaient déjà tous très détendus, on commençait à voir plein de gens de couleur souriants et on était en tee-shirt (sauf qu'il était pas rose, hein).
Passer l'immigration prit encore un peu de temps entre la carte touristique à se procurer, les deux formulaires à compléter et enfin se faire dévisager à la douane. Mais bon, pas longtemps, car avec nos deux têtes blondes palotes aux yeux bleus, nous étions bien des Vikings qui venaient se faire cramer un petit peu.

Haïti, partie ouest de l'île et sa terre ocre pauvre caractéristique
La République Dominicaine, partie est de l'île beaucoup plus fertile
Et puis c'était presque la liberté, il fallait désormais trouver notre correspondant local qui nous aiguillerait vers notre navette pour rejoindre Samaná. Mes yeux bleus et ma blondeur feraient encore effet puisque deux Dominicains à la sécurité s'exclameraient "Hey, la Française, attention, il pleut dehors !"


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