jeudi 12 septembre 2013

Expatrié rime-t-il avec compliqué ?


  • La recherche d’une colocation, tu expérimenteras. Et à distance, c’est encore plus facile tu verras. Sur des annonces bidon tu tomberas, puis l’annonce adéquate tu trouveras. Temps de recherche estimé ? Environ 1 ou 2 mois. C’était en 2003, mes souvenirs me font un peu défaut. Mais en 2003, le web n’était pas aussi riche et foisonnant de plein de possibilités, je suppose qu’aujourd’hui, il est bien plus facile de faire recette.
  • Débarquer à la grande ville avec tes parents dans leur voiture de campagne, SANS GPS. Une expérience, sois-en garanti (entre autres, se rendre à la gare pour espérer dégoter un plan de la ville, tu ne fais pas attention, tu bois un coup pour te rafraîchir au coffre de la voiture et pendant ce temps là, un voleur pénètre à l’avant pour te piquer des trucs. Heureusement, nous nous en étions rendus compte juste à temps).
  • Avoir insisté pour se retrouver dans un appart où pas un des colocs n’était français. Pour se retrouver dans le bain de la langue espagnole sur le champ. Et à toi de te lancer dans de vraies phrases complexes du type « Me llamo Anne-Claire, y tu? », « Me gustan Martini y tapas »,...  Plus ou moins un mois, tu expérimenteras la frustration de ne pas pouvoir t’exprimer pleinement.
  • Le réseau des « Bus de nuit » (Nitbus), tu testeras. Habitant à l’extrême Nord de la ville, il te faudra 1h à 1h30 pour rentrer chez toi depuis la place centrale de la ville : sache que les Nitbus s’arrêtent peut-être tous les 300 mètres, voire dans quelques coins paumés. Avant de rentrer chez toi, tu t’endormiras (et si tout va bien, en outre, alcoolisé --> le réveil est tellement plus drôle), pour sûr. 
  • Les dimanches en expatrié solo, tu regardes les familles espagnoles de ton quartier résidentiel se réunir, déjeuner tous ensemble à leur balcon. Ta famille est loin, elle te manque et particulièrement les dimanches.
  • La même pour Noël. Cette année-là, Noël ne tombait pas super bien, il valait mieux rentrer pour la fin de l’année en France seulement à partir du 27 ou 28 décembre. En attendant, tu regarderas une nouvelle fois les familles espagnoles s’afférer. Mais tu passeras tout de même le réveillon avec un bon couple d’amis.
  • La colocation et ses multiples découvertes et expériences. Avec ton autre coloc féminine, vous péterez votre scandale au bout de deux mois parce que les deux autres mecs de l’appart ont une vision bien à eux du ménage, et notamment dans la cuisine. Les montagnes de vaisselle ou l’huile partout vers la plaque de cuisson, c’est un peu l’overdose. Un planning de nettoyage, vous mettrez en place.
  • A force de partager de nombreuses sorties et d’arpenter la ville de long en large et en travers, ta coloc deviendra bien plus qu’une coloc, une véritable amie à laquelle tu peux te confier et enfin discuter pleinement dans un espagnol bien amélioré.
  • Le pain français te manquera. Et aussi les pâtisseries.
  • De nombreuses rencontres tu feras : des sorties entre collègues plus que sympathiques, débarqués aussi ici pour découvrir, des soirées où tu seras conviée via un collègue qui a un ami qui fait une soirée, et que plus on est de monde, plus on rit. Oui, dans des soirées où tu connais peu de monde, tu te retrouveras, et qu’est-ce que c’est sympa ! 
  • Un week-end, tu loueras une voiture avec tes colocs, direction Madrid pour 3 jours de folie.
  • De l’argent, tu dépenseras : Barcelone n’était plus ma petite ville de province, le paradis du shopping tu connaîtras.
  • Les sentiments amoureux pourront être éclaircis : avec ton ex, c’est bel et bien terminé et tiens, il y a désormais ce quelqu’un d’autre qui te manque finalement.
  • Le cas du Tancarville : tes colocs mais aussi les personnes de passage pour un apéro ou autre à l’appart, l’intimité est parfois compliquée, tes sous-vêtements exposés, tu ne pourras cacher.
  • Des kilos tu prendras. Un peu trop de malbouffe avec une marque de pizza au thon et les croquettes de morue que tu aimes particulièrement et que tu manges un peu trop souvent . Au bout du compte, + 8 kilos au compteur.
  • Une ville et une région aux mille découvertes. Une expo, des rues, un marché dans les montagnes, un dimanche dans une station de la côte. Tout cela, tu ne t’en lasseras pas.
  • Un 19 décembre, tu te rendras compte de ta chance alors que tu prends un verre EN TERRASSE. Un 19 décembre. Parfaitement.
  • Le bonheur des films en VO
  • Le plaisir partagé de découvrir la filmographie de Pedro Almodovar. Ces samedis soirs tranquilles entre filles à faire la fête aussi à une bouteille de Martini blanc ou au rosé local ("Vinya del Mar Powaaaaa!").
  • Ta décision prise un matin de rentrer finalement en France, cette symbolique de s’acheter un vol en aller-simple. Et ce tiraillement aussi.
Alors, compliqué de s’expatrier ? Je ne pense pas.
Ce fut mon expérience à Barcelone il y a 10 ans. Je n’étais pas là-bas pour Erasmus mais pour travailler pour une grande société de location de voitures. Des points négatifs, il y en a toujours. Mais il y a encore plus de points positifs qui nous font quasi oublier les autres.
Mon expatriation, je l’ai vécue 7 mois. 7 mois, ça peut paraître long mais avec du recul, je me dis aussi que ce fut un tantinet court. On y retournerait bien quelquefois ;-)

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1 commentaire:

  1. coucou

    ah oui le pain francais m'a manqué hihi
    sinon je trouve la vie d'expatriée super, bon mais pour moi c'est fini snif.
    mais que de belles rencontres comme tu dis!! et de kilos ahaha (les tapas, et en espagne ils mettent de l'huile partout;)

    bise


    www.letiziabarcelona.com

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