mardi 8 décembre 2015

Noël au balcon, à Cherbourg.

Les mauvaises langues diront que le marché de Noël de Cherbourg ne ressemble à rien, qu'il est minuscule, qu'on voit toujours les mêmes choses, et bla, bla, bla.
Mais le petit marché de Noël de Cherbourg a cette petite touche très chaleureuse qui fait que chaque année, rendez-vous est donné au moins une soirée pour venir y siroter un vin chaud (pas folle la guêpe). 
Les gens sont contents, ça sent les marrons ou les chichis, la musique de la patinoire installée devant le Théâtre sonne juste et fort qu'on voudrait se mettre à danser tout de suite sur la place. Régulièrement, il y a aussi des groupes qui viennent jouer. Une petite ferme a pris place dans le chalet du Père Noël, le Père Noël qui vient rencontrer les enfants entre deux cadeaux à préparer. Et puis, il y a toutes ces lumières qui scintillent, dans le reflet de la fontaine, et surtout dans les yeux de tous les Cherbourgeois et des Cotentinois qui apprécient finalement de passer un bien beau moment de joie toujours bienvenu.

Rendez-vous sur Hellocoton !

lundi 23 novembre 2015

Service gagnant - Novak Djokovic

Lundi 9 novembre dernier, on lisait dans le journal :
"Tennis : Novak Djokovic assied sa suprématie.
En remportant hier Paris-Bercy face à Andy Murray, le Serbe renforce un peu plus sa domination sur le tennis mondial. Il ne lui reste plus qu'à s'imposer à Roland Garros pour entrer définitivement dans la légende de son sport." (Ouest France)
Hier, dimanche 21 novembre, Novak Djokovic réitère un autre coup de maître en s'imposant en finale du Masters de Londres face à Roger Federer.
Le numéro 1 mondial du tennis enchaîne les exploits les uns après les autres et qualifie même la saison qu'il vient de terminer d'"incroyable".

Pour parvenir à ce niveau incroyable, on se doute que le parcours ne fut pas un long fleuve tranquille.
On le comprendra d'autant plus en lisant "Service Gagnant" où Novak Djokovic nous dépeint deux portraits : l'avant et l'après Novak.

L'avant : "la Malédiction - cette force mystérieuse qui, sans prévenir, sapait mon énergie - venait une nouvelle fois de fondre sur moi".
Plusieurs fois, Novak s'est effondré lors de grands tournois. "J'avais les jambes en plomb, je n'arrivais plus à respirer".
Personne ne trouvait les causes de cet état de santé. Si les causes n'étaient pas physiques, Novak se dit qu'elles étaient peut-être mentales, il se mit donc à la méditation et au yoga.
Novak a même déplacé son camp d'entraînement à Abu Dhabi pour se préparer pour l'Australie dans une chaleur torride.

Rendez-vous sur Hellocoton !

mercredi 18 novembre 2015

Vivre heureux.

Des gens heureux. Leur unique tort serait-il d'avoir été heureux, ou du moins d'en avoir l'air ?
Le lendemain du massacre, ce sont beaucoup de sourires qui se sont succédés à la télé, sur les réseaux sociaux, des sourires des victimes disparues.
Des massacres, des sourires : dit comme ça et vu comme ça, il y a bien quelque chose qui cloche, rien ne se tient, c'est insensé.
Véronique, Guillaume, Anna, Marion, Marie ou encore Mathias. 
La liste est tellement longue, trop longue, trop de sourires, trop de vies brisées.
Des vies brisées, un peuple brisé, un monde brisé.
Les hommages, les bougies, les minutes de silence, les mots, rien qui ne puisse alléger la souffrance plus ou moins forte qui touche chacun de nous.
Ici, on ne pense plus. Abasourdis et hagards de tant de non-sens, de tant d'amour volé en éclats. On réagit à peine. On a vu ces sourires mais on a vu aussi ces horribles scènes qu'on dirait sorties d'une fiction de cinéma. On a vu, nos yeux se mouillent de temps à autre, quand la coupe est devenue un peu trop pleine. 

Rendez-vous sur Hellocoton !

dimanche 8 novembre 2015

"Avant t'étais radieuse, maintenant t'es creuse"

La vérité du dimanche matin. 
Je le sais bien, je me fais aussi la réflexion de temps en temps : j'avais beaucoup plus de joues avant. 
Avant, c'est avant la course à pied.
Quand je regarde les photos seulement quatre à cinq ans en arrière, c'est certain qu'il y a un changement. Je suis moins certaine de paraître moins radieuse cependant, ce n'est pas parce que tes joues se sont fait la malle, que tu fais plus la gueule. Je peux comprendre néanmoins que les proches puissent se poser des questions notamment lorsque le changement qui s'opère est physique.
Des questions, j'en avais déjà eu à revendre dix-sept ans en arrière lorsque je décidais un beau matin de m'attaquer aux vingt-cinq kilos en trop, lorsque je décidais de rendre ma vie un peu plus facile (et pas seulement à cause des garçons : à l'époque, j'avais seize ans). Quand j'ai atteint mon objectif neuf mois plus tard, il a aussi fallu que je compose avec les remarques des uns et des autres : combien de fois ai-je notamment entendu que j'étais anorexique.
C'est comme ça dans la vie. Tu as beau prendre cette direction, modifier un peu ton train de vie pour rendre ta vie meilleure, en tout cas plus confortable, certains de tes proches auront toujours quelque chose à dire. Peut-être parce que le commun des mortels est un peu allergique au changement. Je le pense en tout cas et je suis sûre que si vous regardez un peu autour de vous, vous verrez les réactions provoquées par telle ou telle évolution.
Je sais bien que cette personne n'a pas dit cette phrase méchamment ce matin.
Je sais bien ce qu'elle a voulu dire et je comprends qu'elle puisse être éventuellement inquiète.
Il y a pourtant un beau paradoxe : OK, j'ai peut-être les traits du visage plus marqués (entre temps, un deuxième enfant est arrivé, ce n'est pas comme si on restait dans le canapé une grosse partie de la journée et puis on a pris cinq ans de plus aussi) mais pour autant, je crois que je n'ai jamais été autant maître de moi-même, que je n'ai jamais autant su ce que je voulais, que je n'ai jamais été aussi sereine. La trentaine et la sagesse aidant aussi.
On court beaucoup, on passe les trois-quarts de notre temps au bureau, on est fatigués souvent.
Mais les enfants grandissent, sont plus autonomes et pour ma part, je m'épanouis encore plus dans la course à pied, dans ce temps octroyé rien que pour moi.
Je suis creuse, éventuellement moins radieuse, j'ai même perdu ma poitrine à cause de la course pour tout vous dire mais j'ai gagné en sérénité.
On ne peut pas gagner partout, tout le temps.
Le changement physique mais le chemin de vie qui évolue, tout simplement.

Rendez-vous sur Hellocoton !

mercredi 4 novembre 2015

"Il faudra acheter une cheminée"

Les premiers catalogues ont été reçus début octobre. En vrai, ils n'ont pas été parcourus tout de suite, ils ont été planqués, on a beau être prévoyant, regarder déjà les jouets de Noël début octobre, faut pas pousser mémé dans les orties.
D'autres catalogues ont suivi, un peu plus tard. On a ressorti les premiers, à croire que l'idée avait cheminé dans la tête.
Les premières envies, une première liste avec cependant un peu moins de spontanéité que les autres années :

"une liste, pour quoi faire ?"

Car oui, en CM1, on est un peu plus sérieux et cette année, vous n'allez pas me faire croire que c'est le vieil homme à la barbe blanche qui me dépose les paquets dans mes souliers.
Bien sûr, on l'admet, mais ta petite sœur est là, chut, ne dis rien, en maternelle, c'est autre chose et pour tous ses camarades c'est pareil aussi.

Les journées passent, les catalogues sont vus et revus, on ajoute encore ça et ça à la liste, mine de rien.
Et puis dimanche soir, "mine de rien", cette phrase lancée gratuitement et d'un ton tellement nonchalant alors que la petite sœur faisait son monologue en bout de table en mangeant : 

"Pffff, de toute façon, le Père Noël, il existe pas".


Rendez-vous sur Hellocoton !

mercredi 28 octobre 2015

à la faveur de l'automne

OK, c'est vrai, on a changé d'heure le week-end dernier. 
C'est pas très très drôle, on quitte la maison le matin, il fait nuit, et on rentre le soir, il fait nuit.
Même que j'avoue, certains jours, je ne daigne même pas ouvrir les rideaux (comme ça il fera encore plus nuit et tout le monde sera content. Ou pas).
Mais il faut aussi bien avouer que d'un autre côté, on est également contents de s'enfermer un peu plus, de cocooner un peu plus, d'hiberner un peu en quelque sorte.
On rallume les chauffages (ça y est, la période transitoire entre l'été et l'automne où on se les pèle sévère parce que tu sais jamais trop comment t'habiller, et puis que les chauffages sont encore éteints parce que bon, quand même, on va pas rallumer un 25 septembre, hein), on a chaud partout à l'intérieur (un peu trop chaud au bureau mais on va pas cracher dans la soupe), on reprend plaisir à passer de longues heures dans la cuisine, on s'essaye de nouveau à plein de recettes de gâteaux, on cuisine les légumes de saison - patates douces, potiron, courge, potimarron,...- qui sont sans aucun doute mes préférés de l'année, on retrouve les soupes, ça réchauffe et pendant deux soirs de la semaine, on n'a pas non plus à se soucier de "ce qu'on fera à manger ce soir". On retrouve aussi des habits qu'on avait un peu oublié mais qui sont encore bien cool. On rechausse les bottines, on hésite sur telle ou telle écharpe.
Et puis l'automne, c'est aussi cette belle lumière qui lui est propre. On perd petit à petit des minutes de soleil mais la luminosité de cette période de l'année est particulièrement intense, une lumière souvent dorée, un peu orangée, une lumière qui donne la part belle aux feuilles mortes.
L'automne, c'est un peu ça, c'est beaucoup d'autres choses et ce n'est pas le passage à l'heure d'hiver qui nous empêchera d'en profiter.


Rendez-vous sur Hellocoton !

mardi 20 octobre 2015

Mes 20km de Paris avec Tom Tom - Avant, Pendant, Après

11 octobre 2015, les 20km de Paris.
Course non programmée au calendrier des courses mais j'ai tenté de gagner un dossard chez Marie et j'ai gagné (je suis chanceuse aux jeux quand il s'agit de course à pied, moins chanceuse dans d'autres domaines, on peut pas tout avoir - et pas tout gagner - mais la vie est jolie quand même) !
Finalement, j'étais super heureuse de revoir la capitale, aussi et surtout parce que j'allais revoir par la même occasion les amis (une pierre, deux coups, voire trois ou quatre coups, tout ça).
Une réservation de billets de train plus tard et la petite victoire de partir enfin à Paris deux jours avec une valise moyenne et pas avec une valise immense inlevable et avec seulement deux paires de chaussures dont la grosse paire de running, c'est le sourire aux lèvres et toute excitée que je descendais à la capitale.

L'avant 20km de Paris
Concernant mes entraînements, l'été et les beaux jours faisant, on arrivait souvent à sortir trois fois la semaine (contre deux en temps plus normal lorsqu'il faut allier semaine au bureau, les enfants par tous les temps (et aussi le mari, faut pas croire)).
Donc deux à trois sorties par semaine et plusieurs courses officielles qui se sont enchaînées au mois de septembre et pas n'importe lesquelles : le Tour de Houat suivi du trail La Siouvillaise de 16.5km dans les petits chemins, les dunes et sur une looonnnnngue plage, avant de clôturer ce tir groupé de trails d'une main de maître en bouclant les 21km des Randos du Donjon, 230m de dénivelé, en moins d'1h57 le dernier dimanche.

Les Randos du Donjon, c'était donc le 13 septembre, un mois avant les 20km de Paris.
Rendez-vous sur Hellocoton !